
Foire aux questions
Questions fréquemment posées
Je suis consciente de la situation écologique de notre génération, et j'ai à cœur de rester attentive et consciente dans les décisions que je prends, et surtout à travers mon travail avec les tambours.
Les matières premières que j'utilise sont TOUTES en provenance de l'Europe, que ce soit les peaux animales, les essences de bois, les fils de nylon recyclés, mes emballages... Chaque détail compte, et je suis heureuse de pouvoir travailler avec des artisans (tanneurs, ébénistes...) de pays frontaliers ou de mon propre pays, pour réduire les transports et favoriser le travail local.
C'est une question primordiale en effet, car elle définit toute l'éthique que je souhaite transmettre dans la médecine de mes tambours. Les peaux animales proviennent toutes d'Europe (Allemagne, France ou Espagne), et les animaux ne sont pas tués pour mes tambours, bien entendu. Ils vivent tous dans des élevages en plein air et sont élevés pour leur viande. Lorsque leur heure est venue, je récupère leurs peaux (qui seraient incinérées et détruites en temps normal) afin de leur redonner "vie", de les honorer et de leur permettre la résurrection de leur médecine grâce au pouvoir des tambours. Un long rituel de plusieurs jours voire semaines est alors enclenché jusqu'à ce que la vibration de l'animal soit prête à offrir sa médecine au plus grand nombre.
J'ai été longtemps végétarienne et la question d'utiliser la peau animale sur des tambours m'a longtemps interrogée : n'y a-t-il pas suffisamment de souffrance animale sur cette planète ? Le temps et les expériences m'ont offert de belles compréhensions et des réponses à ces questionnements que j'aimerais partager avec vous. Utiliser avec éthique et respect son tambour chamanique en peau animale, c'est se relier à l'animal par le cœur. L'animal devient notre allié, notre partenaire, notre guide, et nous fusionnons avec lui pour voyager. Une peau vegan ne nous permet pas de vivre cette alchimie. Dans mon éthique et ma façon de concevoir les tambours, je récupère la peau (au lieu qu'elle soit vulgairement jetée à l'incinérateur) et décide de l'honorer. Lors d'un long rituel au cœur des montagnes, je prends le temps d'accueillir cet animal, ses blessures, sa puissance et ce qu'il souhaite continuer à véhiculer à travers la médecine des tambours et sa propre essence. Selon de nombreuses croyances, la mort n'est pas une fin en soi, simplement un changement "d'état", l'âme continue de cheminer. Et c'est à travers cela que l'animal continue d'œuvrer à nos côtés, dans le cœur de la médecine des tambours.



